LA DISPARUE DE VIRELONDE - (Roman policier - Enquête et suspense) par Michèle ABRAMOFF

LA DISPARUE DE VIRELONDE  -  (Roman policier - Enquête et suspense)

Titre de livre: LA DISPARUE DE VIRELONDE - (Roman policier - Enquête et suspense)

Éditeur: Michèle Abramoff

Auteur: Michèle ABRAMOFF


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Michèle ABRAMOFF avec LA DISPARUE DE VIRELONDE - (Roman policier - Enquête et suspense)

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Présentation

Malgré son mariage avec le fils cadet, Christine ne s’était jamais vraiment intégrée dans le cercle des Delamare, une famille d’Ile-de-France fortunée et très conformiste.
Aussi, quand un beau dimanche d’été elle leur pose un lapin et se volatilise, son entourage n’est pas tellement surpris. Cette jeune femme ambitieuse mais imprévisible avait toujours gardé une part de mystère, une zone d’ombre…


Extrait

(Une battue dans le bois de Virelonde)

Deux heures plus tard, ils en étaient au même point : pas de cadavre gisant dans un fourré, aucun indice sérieux.
Arrivé au bout d’un chemin forestier, le brigadier-chef s’était immobilisé devant le champ de blé qui jouxtait le petit bois et le contemplait d’un air pensif. Le soleil tapait dur. Au bout des tiges raides et hautes, si serrées qu’elles s’entremêlaient, les épis ployaient sous leur propre poids.
« Les moissonneurs ne vont plus tarder, observa Jacques Malevoix en le rattrapant. D’après les céréaliers, au vu de ce qu’ils ont déjà engrangé, ce sera une très bonne année. »
– Ah bien tant mieux, dit le brigadier.
Le Premier adjoint embrassait l’espace du regard.
– Vous ne pensez pas que Christine pourrait se trouver là, dans ce champ que nous avons sous les yeux ? Pendant que nous cherchons dans les broussailles, son corps est peut-être juste à côté, caché dans les blés. Il sera peut-être mis au jour pendant la moisson.
– C’est peu probable. Le criminel n’aurait pas pris le risque de sortir du bois et de se montrer à découvert.
Les deux hommes se turent, impressionnés par la beauté du paysage, l’immensité du champ pailleté d’or, l’air chargé de l’odeur chaude du blé mûr, la luminosité du ciel presque blanc, toute cette splendeur qui contrastait violemment avec l’horreur de la tâche qu’ils étaient obligés d’accomplir dans l’ombre du sous-bois : rechercher le corps calciné ou à demi dévoré par les bêtes d’une jeune femme lâchement assassinée.
Sur leur gauche, la rivière qui sourdait d’entre les arbres descendait doucement vers les premières habitations. A droite, à cinq cents mètres à peine, sur une butte dominant les champs, se découpait la silhouette gracieuse du château de Virelonde.
– Vous savez, brigadier, que le château appartient désormais à la commune ? Son dernier propriétaire nous l’a laissé en héritage…
– J’ai entendu parler de ça.
– Un cadeau généreux, et en même temps très embarrassant. Nous ne savons trop quoi en faire. Au Conseil, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord. C’est un sujet de dissension entre nous depuis plusieurs mois. Christine, qui était notre Deuxième adjointe comme vous le savez, voulait le transformer en musée…